16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 16:10
Un livre pour réfléchir écrit par un historien engagé dans son temps.
 
Présentation empruntée au site La Passion du livre
 
Couverture du livre Les religions meurtrières
 

Auteur : Elie Barnavi

Date de saisie : 17/11/2006

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Flammarion, Paris

Collection : Café Voltaire

Prix : 12.00 € / 78.71 F

ISBN : 2080690477


  • La présentation de l'éditeur

Voici neuf thèses sur la religion politique. Pour vous, cher Européen perplexe et angoissé, pour vous armer contre un adversaire très différent de tous ceux que les siècles passés ont dressés contre vous.
Il y va de vos valeurs, de vos libertés, de l'avenir de vos enfants.

Un spectre hante le monde : le terrorisme à fondement religieux, surtout islamique. Cet essai tente d'expliquer aux lecteurs les ressorts de ce phénomène politique, sans doute le plus angoissant de notre temps : l'émergence de ce qu'Elie Barnavi appelle le «fondamentalisme révolutionnaire». Le choix de la présentation - une série de «thèses» brèves et fortement argumentées - permet de situer ce phénomène dans le contexte historique et culturel de la religion politique en général. On comprendra mieux pourquoi la tentation fondamentaliste révolutionnaire est, aujourd'hui, plus forte dans l'islam que dans d'autres systèmes religieux tout aussi politiques que lui ; et on essaiera de définir les moyens de la combattre. Rédigé dans une langue simple et illustré par des exemples concrets, ce livre n'est pas un ouvrage d'érudition, mais de combat. Il se veut le vade mecum du citoyen déboussolé de nos molles démocraties face au pire ennemi auquel il doit désormais se mesurer.

Professeur d'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel-Aviv, Élie Barnavi a été ambassadeur d'Israël en France de 2000 à 2002.
Il dirige aujourd'hui le comité scientifique du Musée de l'Europe, qui ouvre ses portes en 2007 à Bruxelles. Il a publié chez Flammarion Une histoire moderne d'Israël (aujourd'hui en collection Champs) qui fait autorité.



  • La revue de presse Marc Riglet - Le Nouvel Observateur du 16 novembre 2006

En «sortant de la religion», nous avons fermé la porte derrière nous. Puis nous avons perdu la clef. Telle est, selon Elie Barnavi, la situation dans laquelle l'Occident se trouve aujourd'hui. Elle nous laisse tout désemparés. Elie Barnavi, dont le premier travail d'historien porte sur nos guerres de Religion, a rencontré, à la fin du XVIe siècle, un «Hezbollah», un «parti de Dieu», celui des catholiques de la Ligue. Il sait donc mieux que personne ce qu'en ce temps-là «vérité» religieuse veut dire et ce qu'elle emporte de violence pour ceux qui ne s'y soumettent pas.


  • La revue de presse Philippe Delaroche - Lire, novembre 2006

Des trois monothéismes, c'est aujourd'hui le fondamentalisme musulman à portée politique, et donc révolutionnaire, qui menace le plus résolument la liberté et la paix. D'où viennent son influence et son prestige ? Ce qui est en son pouvoir, l'islamiste le promet et le tient auprès de populations abandonnées par des Etats défaillants et corrompus. Alors, que faire face au terrorisme ? L'insuccès de Bush est flagrant. Des Européens, Barnavi attend fermeté et cohésion. Le multiculturalisme est une chimère, pas l'aide enfin massive à l'intégration et au développement, et encore moins l'héritage des Lumières.



  • Les premières lignes

Extrait de l'avertissement :

Vous croyiez Dieu mort et enterré, ou du moins définitivement chassé de l'espace public. Dans le fracas des bombes et la lueur des incendies, les processions haineuses et les imprécations de ses porte-parole autoproclamés, vous découvrez, effaré, qu'il revient en force, et avec quel éclat. Eh oui, qui, mieux que lui, saurait aujourd'hui drainer des foules pareilles, dresser de telles murailles, attiser de telles passions, transformer des femmes en fantômes et des jeunes gens en torches vivantes ? Dieu ? C'est une façon de parler. Car de Dieu, on ne sait rien. C'est de la religion qu'il s'agit, c'est-à-dire des mille manières dont les hommes s'imaginent la divinité et organisent leurs relations avec elle et avec leurs semblables.
Que s'est-il donc passé ? Pourquoi cette «illusion», dont l'Occident rationaliste n'a cessé de prédire la disparition, résiste avec succès là où les grandes utopies laïques nées de la modernité ont mordu la poussière ? J'ai bien quelques idées là-dessus, pas toutes très originales d'ailleurs ; mais là n'est pas ce dont je veux vous entretenir. J'entends vous parler non de ses causes, mais de ses effets, et plus particulièrement de l'un de ses effets : la violence meurtrière à laquelle se livrent tant de ses adeptes, ainsi que des moyens de leur résister.

Cependant, avant de tenter l'exercice, un coup d'oeil panoramique n'est peut-être pas inutile. Car, rançon de cette laïcité à la française qui confond volontiers adhésion et connaissance, de la religion, vous ignorez à peu près tout. En fait, la religion est l'angle mort de votre regard d'Occidental.

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